jd-larreyNé le 8 juillet 1766 à Baudéan – Mort à Lyon le 25 juillet 1842

Jean-Dominique Larrey a toujours rêvé de posséder une maison de campagne. En 1829, (grâce à un legs de l’empereur) il peut enfin réaliser son rêve et se rend acquéreur à Bièvres d’une maison, d’un jardin, et d’un pré situés au lieu dit « Le Petit Bièvres », achetés à un nommé Louis Bruchi.

Il augmentera ensuite ses propriétés dans la localité par l’achat de terrains situés de l’autre côté de la route de Chevreuse au lieu dit « La Pâture aux Os ».

 

 

 

 

jean-dominique-larreyJean-Dominique Larrey est né le 8 juillet 1766 à Baudéan (Hautes-Pyrénées). Il fréquente d’abord l’école tenue par le curé du village.

1780 : II quitte Baudéan, gagne Toulouse et commence ses études sous la direction de son oncle, Alexis Larrey, chirurgien dans cette ville. Le 10 septembre 1786 à Toulouse, il passe sa thèse sur « la carie des os ».

1788 : II vient à Paris, termine ses études et enseigne l’anatomie à l’école pratique.

1792 : II entre au service des armées de la Révolution comme chirurgien major de l’armée du Rhin, où il commence sa brillante carrière de chirurgien d’armée, expérimentant pour la première fois ses « Ambulances volantes ».

1794 : II épouse Elisabeth Charlotte Leroux de Laville, artiste peintre (élève de David, Gros et Girodet) fille de l’ancien ministre de Louis XVI. Ils auront deux enfants : Zélie Laure Elisabeth en 1798 à Paris, Félix Hippolyte le 18 septembre 1808 à Paris également.

1796 : II est nommé professeur à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce. Mais dès 1897, Bonaparte le rappelle à l’armée d’Italie. Il ouvre une école de chirurgie à Milan et réorganise son ambulance volante.

Cette ambulance, appelée « Légion ou Centurie », se subsivisait en trois décennies.
Chacune d’elles comprenait un chirurgien-major, deux chirurgiens-aide-majors et douze chirurgiens sous-aides, un lieutenant économe, un inspecteur de police. 12 infirmiers montés et 25 à pied, soit un effectif de 113 officiers et hommes. Les transports étaient assurés par des voitures hippomobiles pour blessés, bien suspendues et aérées par des fenêtres percées dans les bâches (12 légères à 2 roues et 4 lourdes à 4 roues). Le matériel chirurgical et les objets de pansement étaient transportés dans des chariots d’équipage accompagnant la formation. L’uniforme des chirurgiens de l’ambulance volante était fait sur le modèle de celui des chirurgiens désarmées et ils portaient, en outre, une giberne en maroquin noir contenant la trousse de chirurgie. Les soldats infirmiers avaient un habit veste à retroussis.

« Le service de santé militaire de ses origines a nos jours »

Après la campagne d’Italie, J.D. Larrey revient au Val de Grâce. Du premier contact qu’il avait eu avec Bonaparte en Italie, était né en lui une fidélité émouvante qu’il conservera toute sa vie.
Le 31 mars 1798, il repart en Egypte, comme chirurgien en chef du Corps Expéditionnaire. Il participe à toutes les opérations militaires en Egypte et en Syrie.
De retour à Paris, il est nommé chirurgien en chef de la garde consulaire. Il écrit sa : Relation historique et chirurgicale de l’expédition de l’armée d’Orient.
Il soutient une nouvelle thèse de doctorat sur « Les amputations des membres à la suite des coups de feu » pour se soumettre aux nouvelles lois sur l’exercice de la médecine.
Le 23 Frimaire de l’an XII, le Premier Consul le nomme Inspecteur Général du service de santé.
Peu après il est fait officier de la Légion d’Honneur.
A partir de 1805 il participe à toutes les campagnes Napoléoniennes jusqu’à Waterloo.
Il est fait baron d’Empire après Wagram et profite des courtes années de paix de 1810 et 1811 pour rédiger les trois premiers volumes de ses Mémoires de chirurgie militaire et campagnes.

Sous la restauration, le nouveau régime monarchique sait reconnaitre la grandeur de ce chirurgien militaire émérite, il est nommé chirurgien en chef de la garde Royale en 1815 et membre du Conseil de Santé en 1821.
1821 : II publie une étude sur la fièvre jaune et quelques mémoires de chirurgie.
1829 : II est nommé à l’Institut.
Sous le Gouvernement de Louis-Philippe il est chirurgien en chef des Invalides.
Au cours d’une inspection des hôpitaux militaires en Algérie il tombe malade et rentre péniblement en France pour mourir à Lyon le 25 juillet 1842.
Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise dans le quartier des maréchaux.
Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe de l’Etoile pilastre sud-est.
La Baronne Larrey, son épouse, est décédée à Bièvres le 22 juillet 1942 (3 jours avant lui). Elle est enterrée au cimetière de Bièvres.
Sa sépulture abandonnée, dont il ne reste que des vestiges est difficilement identifiable. Sa fille Isaure, épouse Perier, y sera enterrée elle aussi en 1853.

Source: Bièvres et ses célébrités au 19e siècle

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